Terre Crue d'Hier et de Demain - Les Projets Terre Crue de la Vallée (...)

8 personnes (7 adultes et 1 enfant) originaires d'Allemagne, de France et de Suisse ont décidé de mieux comprendre les principes de la Terre Crue (...) Voir descriptif détaillé

Terre Crue d'Hier et de Demain - Les Projets Terre Crue de la Vallée (...)

8 personnes (7 adultes et 1 enfant) originaires d'Allemagne, de France et de Suisse ont décidé de mieux comprendre les principes de la Terre Crue (...) Voir descriptif détaillé

Un Ksar à rénover (ancien village fortifié en Terre Crue), des villageois ultra motivés pour sauvegarder leur bon vivre traditionnel des mauvais côtés de la civilisation, quelques leaders d’opinion impliqués dans un projet d’avenir autour des techniques de pointe en terre crue appliquée aux technologies du Développement Durabe, et une poignée de volontaires qui veulent apprendre par la pratique en se rendant utile sur un projet scientifique et technique de Solidarité Internationale... encore quelques pincées de bonne humeur et c’est parti pour une aventure de 15 jours aux Portes du Sahara !

 Objectif de cette mission

L’objectif de cette mission de mars 2014 a été mis au point en novembre 2013 avec les responsables du village de Malal, en partenariat avec le Programme inTERRAction de l’ong Objectif Sciences International. Il consiste à réaliser un composteur en Terre Crue. L’ambition est de développer un objet technologique en Terre Crue qui permette de protéger les fumiers du soleil, du vent et de son assèchement, et qui puisse permettre de le transformer en compost à haute biodiversité microfaune et microflore. Cette panacée microbiologique, qui serait alors capable d’ensemencer d’autres terres en micro organismes effectifs, pourra ainsi être utilisée ensuite dans les autres projets de l’ong sur Malal, telle la création d’oasis en milieu aride (autonome en eau).

 8 Mars 2014 - Journée Internationale de la Femme

 Arrivée

Après un long moment passé à la douane, Bertrand et Paulette ont enfin retrouvé l’équipe encadrante composée de Rémy, Responsable du programme inTERRAction et Solène, éducatrice scientifique.
Les trois autres participants (Suisses et Allemands) rejoindront l’équipe d’ici quelques jours sur le lieu du projet.
A peine arrivé, une petite virée en voiture (plus calme que ce qui était attendu par les participants) pour un rapide tour de Marrakech by night, et deux négociations plus tard, nous voici rendu au magnifique Riad conseillé par Abdel et Mustapha pour une bonne nuit de repos.
Demain, une longue journée de route agrémentée des premières découvertes de constructions en Terre Crue attend notre équipe ; mais les aventures de nos pionniers du programme inTERRAction ne sont qu’à leur balbutiements.
La suite dès demain...

 Dimanche 9 mars 2014 - 1er jour Séjour inTERRAction

 1. Phase contact

Partis de Marrakech vers le Grand Sud Marocain en ce dimanche matin, nous avons visité sous l’agréable conduite de Catherine Van der Meulen, la Villa Janna, complexe de manifestations entièrement construit en Terre.
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La somptuosité printanière du paysage ne nous a pas échappé, et Paulette en est restée muette. Malheureusement pour les suiveurs de ce journal, nous n’avons pris aucune photo et il faudra venir participer au séjour inTERRAction du mois de novembre (du 8 au 22) pour pouvoir revoir ces paysages uniques.
Notre route nous a ensuite menés vers la traversée de la chaîne de montagne de l’Atlas et le franchissement du col du Tichka.
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Ni la pluie, ni la grêle marocaine, ni même les oueds en pleine crue, n’ont effrayé nos deux conducteurs aguerris soutenus par une équipe en pleine confiance.
Premier contact de nos mains avec de la Terre fraîche : recueil d’une magnifique Terre rouge qui servira de base d’étude d’échantillonnage : échantillon GPS et détermination de la composition de la Terre (test de décantation, test du boudin, test des billes).
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Ce prélèvement de matière servira aussi de décoration dans de futures réalisations en pisé...

Proche de Ouarzazate, nous avons fait escale au Ksar rénové de Aït Ben Haddou.
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Ce n’est pas l’exemple sur lequel nous souhaiterions nous appuyer pour le projet de Mallal, la région étant transformée en site touristique d’envergure.

A notre arrivée à Ouarzazate, quelle ne fût pas notre surprise lorsque que réalisâmes que le Riad dans lequel nous allions passer le nuit était réalisé en Terre. Après une brève visite du bâtiment et le second Tajine de la journée, il est 00h30 l’heure d’aller se coucher, demain la route est encore longue...
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 Lundi 10 mars

 2. Phase Découverte

Après une bonne nuit dans ce riad en Terre, nous nous sommes rendus sur la terrasse où la vue sur le paysage de Ouarzazate était époustouflante.
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Quelques photos et il est l’heure de prendre la route direction de Skoura afin de se rendre à Tirigouite afin de visiter une école primaire bioclimatique construite en Terre grâce au soutient de Colas life et de la fondation Good Planet (Yann Arthus Bertrand). Elle est terminée et occupée depuis deux ans et est composée de trois classes accueillant chacune une vingtaine d’enfants.

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Cette réalisation est pour le programme inTERRAction d’Objectif Sciences International, un bon exemple de construction moderne et confortable en Terre Crue. C’est un exemple concret de Technologie Appropriée qui permet aux élèves de travailler dans un confort thermique, régulier tout au long de l’année, et qui favorise donc la concentration de ces derniers. Cette visite fut pour notre équipe l’occasion d’étudier quelques points techniques primordiaux pour la longévité des constructions en Terre (auvent sur mur pisé en roseaux protégé par une couche de Terre, soubassement en pierres et rupture de capillarité, plantation végétale au pied des murs pisé pour éviter l’effritement de la base, granulométrie et fort fibrage des enduits de finition. Cf photos). Le climat étant similaire à celui de Malal (Températures et volume de précipitations), ces observations permettront une analyse pertinente afin de rendre plus performantes nos futures réalisations.
En chemin nous avons rencontré Abdelatif et sa mobylette, qui nous ont guidé jusqu’à l’école. Ce dernier nous a ensuite proposé de partager son repas ainsi que de visiter sa maison, construite elle aussi en Terre.

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Après cet agréable moment d’échanges avec Abdelatif et sa famille, nous avons repris notre route vers Malal où nous sommes arrivés ce soir.
Dès demain, les choses concrètes commencent, c’est le début des activités Terre Crue.

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 Mardi 11 mars

 3. Phase Approfondissement

La matinée commence par la visite du vieux ksar.
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Deux heures à déambuler et écouter les explications de Rémy sur la construction en Terre et ses spécificités.

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Considérant la curiosité et l’intérêt des habitants de Malal et particulièrement des enfants pendant leurs heures de loisirs (hors cadre scolaire), lors des activités des séjours scientifiques, Objectif sciences international propose spontanément des animations à but pédagogique pour satisfaire leur enthousiasme (enfants) et leur donner la possibilité de comprendre ce qui est entrepris en participant à leur mesure, au projet.

Notre équipe en a donc profité pour effectuer ses premiers prélèvements d’échantillons de Terre Crue à Malal.

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Afin de comparer les différentes compositions des 4 prélèvements, nous nous sommes appuyés sur les critères suivants :
- Provenance (lieu et type de construction)
- Analyse visuelle (aspect, composition, fibre, granulométrie et couleur)
- Analyse tactile (toucher, grattage, résistance à la compression, écrasement et plasticité)
- Analyse olfactive
- Analyse gustative (mise en bouche pour salinité et granulométrie)
- Test des billes (réalisation de billes de 15mm de diamètre pour test de dureté et résistance une fois sèche)
- Test de décantation (mise en solution des échantillons de Terre pour décantation par gravitation)
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Notre visite s’est poursuivie dans la palmeraie à travers les parcelles de cultures d’orge et de luzerne, accompagnés de quelques enfants du villages.
Notre route s’est arrêtée face au lit du fleuve Drâa, vide de son eau (quelques heures après notre constatation, les pluies en amont de ces derniers jours l’ont fait couler à nouveau).
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Nous avons aussi en ce jour reçu notre première livraison de matériel de chantier (brouette, pelles, truelles), ainsi qu’une banche traditionnelle à pisé (Aleuh), prêtée par un voisin et arrivée avec Hamid à dos d’âne.
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Les participants ont pu recevoir de la part de Solène, notre responsable du projet oasis (Maroc - à partir du printemps 2015) une initiation au remplissage du journal de bord. C’est outil prépondérant de notre communication extérieure pour les personnes suivant notre projet, ainsi que la mémoire collective de la vie de ces derniers.

Notre journée s’est achevée par un échange avec Archmèd (président de l’association des jeunes Hommes de Malal) et Archmèd (représentant l’association des plus anciens) afin de préparer la réunion collective du lendemain.

Pour clôturer tout cela, une petite salade bien relevée, et un tajine aux œufs avant de se glisser dans les bras de Morphée.

 Mercredi 12 mars

 4. Le Projet de Recherche

En attendant la validation signée par le Kaïd (autorité locale sur zone géographique étendue) pour le démarrage du chantier, qui permettra au Cheich (autorité administrative du village) de nous autoriser à son tour à lancer les opérations, nous en profitons pour étudier des documents sur la construction en Terre en Afrique du Nord, la rénovation des Ksars, et l’érosion des constructions en Terre (pisé) dans la durée par le temps.
Nous avons aussi entamé la partie « Projet » de notre séjour, en menant une première réflexion à propos de la création d’un système de compostage en zone aride. Nous avons fait la liste des :
- Conditions à satisfaire
- Fonctions à réaliser
- Réflexions sur son fonctionnement et son utilisation au quotidien.

Pour compléter cette matinée, nous avons réalisé le premier montage de la banche à pisé (Aleuh), avec l’aide spontanée et sous la conduite de villageois de tous âges et du plombier de passage au Ryad.

Après le repas, nous avons été rejoint par Ahmed, président de l’association des « jeunes » (dédiée au développement de Malal) avec qui nous partageons une conception des choses, un état d’esprit, ainsi qu’une forte volonté de réaliser des projets d’avenir. Il nous a amené aux champs à la rencontre des agriculteurs du village. Ces derniers nous ont présenté leurs cultures dont celles des pastèques mise en place depuis un mois à peine.
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Les champs sont irrigués par le système du goutte à goutte mais nécessite toutefois l’achat de semences et l’ajout d’engrais. Cependant, la bonne surprise est que outre l’utilisation des ces engrais chimiques, un système d’ajout dans l’eau d’arrosage de jus d’excréments animal a été mis en place.
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Pour clôturer ce moment, nous avons partagé un bon thé avec les agriculteurs.

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Surprise de taille, nous nous sommes fait détrempés par la pluie qui n’était pas encore apparue de l’hiver. Cela faisait 2 ans qu’il n’avait pas plu ici.

A peine de temps d’enfiler des habits secs, qu’une longue mais primordiale réunion (3h00) entre les représentants des associations du village et les membres du programme inTERRAction nous attendait. Nous avons pu aborder et ré-évoquer tout un ensemble de sujets tels que :
- les objectifs de l’association Objectif Sciences International dans son implication à Malal,
- la liste des échanges en cours et à venir,
- l’explication des programmes inTERRAction et PERCEPTION (activité oasis à venir à partir de printemps 2015), ainsi que leurs objectifs,
- les barrières ou blocages rencontrés et à venir, afin d’optimiser notre temps de présence sur place,
- les bases de réflexion et d’échange de la prochaine réunion à propos de l’éventuelle rénovation du Ksar de Malal.

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L’intensité des journées s’accentue petit à petit, l’équipe commence à se sentir à l’aise, tout comme le village avec notre présence. Le meilleur reste à venir...

 Jeudi 13 mars

Tous les papiers nécessaires au début des travaux ayant été réunis par les partenaires locaux du projet, le chantier démarre pour sa partie la plus concrète.

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Nous avons donc commencé la journée par la préparation de la Terre pour le pisé. Dans un premier temps, nous avons rassemblé la Terre (quelques transports en brouette), puis étalée, arrosée (nouveaux transports en brouette) et enfin remuée plusieurs fois afin qu’elle soit humidifiée de façon homogène. Et enfin abritée sous un cannisse afin d’éviter son dessèchement.

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Toutes ces phases, ont été rythmées par de nombreux passages de villageois : les anciens dès le matin afin de vérifier nos dires de la veille, puis les femmes après avoir sympathisé avec Paulette durant de nombreux thés, et pizzas marocaines, et huile d’olive, et amandes....pendant que les hommes poussaient les brouettes, entourés et soutenus par une joyeuse marmaille.

Et pendant ce temps là, Achmed (président de l’association des jeunes de Mallal) et Michèle (Mimi pour les intimes) ont rendez-vous avec les autorités locales.
Arrivés à la Caïda, le Caïd n’étant pas là, ils attendent une entrevue avec le Chalif qui s’entretenait pendant ce temps avec le Cheich de Mallal.
Le but de cette visite est d’apporter des informations précises sur le programme inTERRAction et de s’entretenir sur les modalités de mise en œuvre.
Après quelques minutes de discussions, l’autorisation de commencer les expériences est à nouveau confirmée et le soutien est également annoncé par la Caïda pour le fait de signer une convention entre Objectif Sciences International (OSI) et l’association des jeunes de Malal. Convention à laquelle sera jointe tout le programme d’OSI sur Malal, ce qui ouvre alors à une autorisation définitive dans le temps.

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Nous avons déterminé l’emplacement du composteur en Terre crue et apporté de nouvelles réflexions (forme, hauteur, facilité d’accès, de vidange, mode d’humidification, moyens de brassage, protection contre l’accumulation de chaleur dans la masse des parois de Terre Crue). Tout cela à l’aide de schémas dessinés avec brio par Paulette grâce aux somptueux croquis de Bertrand dans le sable !

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Nous avons également continué nos analyses via les tests des billes et de décantation.
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L’arrivée des matériaux se faisant au compte gouttes, nous avons reçu nos quatre bottes de paille.

Pour finir la journée, nous sommes allés nous rendre compte de l’état de la « waterbox » guidés par Hamid Aroua (responsable du riad KsarMallal), mise en place au mois de novembre. Une trentaine d’enfants (filles et garçons) du village nous y ont accompagné jusqu’à la tombée de la nuit.

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Après une bonne douche (froide pour certains, chaude pour d’autres), et un bon tajine ; le président d’OSI, de passage sur l’Expédition, et que nous attendions dans la soirée, est arrivé à 22h.

 Vendredi 14 et Samedi 15 mars

En ce vendredi matin après une courte cession de travail, nous sommes partis pour le désert et le territoire berbère. Il nous aura bien fallu 3h30 de voiture dans les creux et les bosses pour arriver au bivouac où nous avons passé la nuit.
A peine le temps de nous installer que le sable nous attire et nous voilà partis à l’assaut des dunes.
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Après quelques instants de méditation au sommet de la plus haute des dunes, face au soleil couchant, nous rebroussons chemin, avant d’être surpris par la nuit.

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Nous continuons la soirée par un thé au clair de lune suivi d’un bon tajine sous une tente berbère. Soudain un son s’élève dans la nuit, c’est celui des tam-tam. Toute l’équipe se rassemble alors autour du feu de camp pour partager un moment convivial rythmé par les chants traditionnels marocains et français. Nous n’oublierons jamais la prestation vocale de Bertrand. Sur cette note festive, nous allons nous coucher.

6h30, Brahim notre chauffeur nous réveille pour assister à un inoubliable lever de soleil au milieu des dunes de sable, ça va vite...

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Certains se recouchent, d’autres font un brin de toilette et vont explorer les alentours, faisant la découverte d’empreintes de fennec passés pendant la nuit.

Petit déjeuner et retour en passant par l’oasis sacrée où nous avons pu voir passer une caravane de dromadaires.

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Rencontre de grands esprits dans le désert

Sur le chemin du retour, à proximité de Zagora, nous avons fait étape à Tamegroute pour visiter une poterie et acheter du bois pour la réalisation du composteur. Le menuisier nous considérant comme des touristes, nous propose ses planches à un prix plus que prohibitif (mais ça y est, on a fini par en trouver un bon) !
Après de sérieuses négociations menées par Solène, nous arrivons à faire baisser le prix de moitié (ce qui est encore bien trop cher pour quelques bouts de bois).

Revenus à notre lieu d’expérimentation, où nous réalisons pleinement à quel point le projet de construction est enfin lancé de façon concrète. Tous doivent s’adapter, dans les deux sens, autant aux façons très différentes de procéder, qu’à la valeur donnée au temps...

Mais il en faut plus pour entamer le moral de nos troupes et c’est plein d’enthousiasme que nous plaçons la première banche et commençons à réaliser l’embase du composteur.
L’implication des enfants du village nous surprend de jour en jour et nous encourage.

Beaucoup de gens (femmes et hommes de tout âge) viennent regarder, s’intéresser, demander, et même participer. C’est un de nos objectifs que d’impliquer au maximum les habitants de Malal à la mise en œuvre du projet, au delà des leaders du village avec qui nous sommes déjà en partenariats.

Nous avons eu le privilège d’accueillir monsieur Ait Hmad Smail, journaliste pour Radio Chada FM et le journal El ahdat almaghribiya qui est venu voir l’avancée de notre projet et en a profité pour interviewer Rémy et Solène sur les Programmes de Recherche inTERRAction et PERCEPTION.

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Pour clôturer notre journée, nous avons validé les croquis définitifs du composteur et planifié la suite des travaux. La liste des choses à faire diminue peu, mais celle des jours restants raccourci...

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 Dimanche 16 mars

Démarrage plus tôt que d’habitude 7h30 (jus d’orange + fruits).
Pisé entre les banches installées la veille :
Contrôle de la Terre qui doit être à peine humide, malléable et non collante.
Apprentissage de la technique : 10 cm foisonné puis damage, toute une technique...
Le geste : la dame levée à 40cm du sol, puis laissée tomber en accompagnant sans frapper (afin de ne pas se casser le dos) la périphérie en recouvrant à chaque fois la moitié de la trace précédente, puis le centre.
A la fin la couche de Terre a perdu 1/3 de sa hauteur.

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La matinée a été coupée par un petit déjeuner copieux.
A midi, départ pour le souk pour procéder aux achats nécessaires à la poursuite du chantier. Acheter des matériaux à Zagora s’organise différemment qu’à Paris, Genève ou Montréal, et nous en profitons pour apprendre à vivre autrement. Habitués à des standards différents, les outils trouvés ne correspondent pas à ce pour quoi nous avions nourris nos attentes, et ne sont pas forcément adaptés à nos besoins (aucune scie de celles que nous avons pu voir, même les neuves, ne sont avoyées). Mais ne serait-ce pas nos besoins qui ne seraient pas adaptés et non l’inverse ? Tous ces éléments sont ce qui enrichit le voyageur et c’est tant mieux, la réflexion nourrit la philosophie.

Retour dans un mode tout à fait local en taxi : 4 derrière, 3 devant, 4 bottes de pailles, une perche de 4m, 4 seaux, un ballon de foot...

Repas de midi à 16h passées, mais très apprécié.

Pour ce qu’il reste de l’après midi, décoffrage du premier mur pisé, et installation des banches pour le voile nord-est (à vérifier à la boussole de Bertrand). Pose du lit de cailloux et blocage de ces derniers au mortier de Terre.
La nuit tombe, le vent se lève, c’est l’heure de rentrer prendre une bonne douche, puis tous au rapport avant le dîner tardif.
Il semblerait que le plat de ce soir soit « surprise » (Coucous ??)

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 Lundi 17 mars

Aujourd’hui, grosse journée encore !! 7h30, petit déjeuner rapide, puis départ pour le chantier.
Pendant qu’une équipe (Bertrand, Rémy et Thomas) commence à monter les murs en pisé, une autre (Hanna, Paulette et Solène) s’attaque aux bottes de pailles qu’il faut humidifier et recouvrir d’un mélange de type enduit Terre très fibré (pâte de Terre très humide + fibres de pailles) afin de les protéger déchaussement, chocs, pourriture).

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Première constatation en arrivant sur le chantier, des zones de fragilisations sont apparues dans la construction de la veille.
Des poteaux noyés dans le pisé ont bougé et donc fragilisé les murs. La principale raison est que tout le monde s’est accroché à ces poteaux, à peine noyés d’1/10 de leur hauteur jusqu’alors, dans une construction encore fraîche (surtout nous, mais aussi les enfants qui jouent sans cesse en grand nombre autour du chantier). La seconde raison est que nous avons réduit l’épaisseur des mûrs afin de gagner du temps. Cela donne un poteau un peu gros (8 cm de diamètre) pour un mur pisé de 30 cm d’épaisseur.

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Les parties de chargement et déchargement de matière du composteur seront fermées par des bottes de pailles amovibles. Nous enduisons donc les bottes, préalablement humectées afin de permettre une meilleure adhésion de la Terre et éviter que la paille trop sèche n’absorbe l’eau trop rapidement et fragilise donc la réalisation. Il faut bien faire pénétrer la préparation en massant la paille. Pour la première fois de notre vie, nous aurions aimé nous transformer en botte de paille...

Après un repas bien mérité, Paulette et Solène sont parties à la recherche d’adobes avec Hamid (le responsable du Riad – traducteur – dépanneur de tout ou presque). Elles ont donc fait trois fois le tour de Malal et peuvent à présent dessiner un plan précis de tous les tas de briques existant au village ! A chaque tas, un propriétaire indique un empilement un peu plus proche, et en définitive, des briques sont disponibles tout près du chantier.
Un beau résultat obtenu en 1h30 de bons échanges et rencontres.

Bertrand, Rémy et Thomas qui étaient retournés travailler s’inquiètent de leur longue absence (elles sont parties les fabriquer ou quoi s’est demandé Thomas ?) mais sont soulagés de les voir enfin arriver avec de magnifiques adobes de 40x20x15 cm.
Le travail peut donc reprendre de plus belle.

Bertrand et Thomas ont pisé toute la journée durant, mais des détails complets seront donnés demain sur cette tâche (voir plus bas).

En parallèle, une seconde couche d’enduit Terre fibré est appliquée sur les bottes, cette fois-ci en lissant la surface.
Ensuite, nous avons expérimenté la préparation d’une nouvelle technique : Le Terre-paille.
Celui-ci est destiné à recouvrir le toit du composteur ;

  1. Dispersion de la paille sur le sol et humidification (pour une meilleure accroche de la Terre sur la paille et une paille plus souple).
  2. Préparation d’une barbotine de Terre dans la brouette (obtention de lait d’argile – test du gant).
  3. Immersion de la paille par petits paquets.
  4. Essorage.
  5. Empilage sur le sol (normalement surélevé mais pas de palette ici vous vous en doutez) pour laisser ressuyer pendant la nuit.

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Surprise du soir :
Hammam !
Sauf que.....
Ahmed nous propose de rencontrer Lahcen pour visiter son rucher en Terre ; nous renvoyons donc le taxi venu depuis Zagora pour nous amener au Hammam.
Sauf que.....
Lahcen est injoignable donc pas d’abeille mais plus de taxi non plus
Au final, pas de hammam ni de visite du rucher !

Nous prenons alors le temps de discuter du déroulement de la retransmission de mercredi après midi (16h-18h) à proximité du composteur en Terre de Malal (derrière l’ancien Ksar, à gauche après l’arbre à palabre).
Thé et dates à volonté venez nombreux !

 Mardi 18 mars

Dernière journée de travaux, en tout cas prévue sur le planning. Il nous reste 3 voiles de pisé à réaliser, puis la pose de la double toiture.

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Thomas et Bertrand sont très impliqués dans la tâche de réalisation des murs.
Le procédé est le suivant :

  • Préparation de la banche, vérification du bon état de fonctionnement, réalisation des pièces si manquantes ou trop abîmées.
  • Positionnement de la banche, calage et pont de pierre sur les clés.
  • Mise en place de pierres en fond de banche, et scellement au mortier de Terre.
  • Remplissage de la banche :
    • à l’européenne : lit de 10 cm d’épaisseur damé suivant un circuit périphérique puis un passage axial, à répéter 2 à 3 fois. La dame n’est pas projetée contre le sol mais soulevée à une quarantaine de centimètres puis lâchée et « accompagnée » jusqu’au sol.
    • à la marocaine : seaux versés et comprimés d’abord au pied. Une fois une vingtaine de centimètres compressés au pied, la dame est lancée avec grande force sur la Terre au rythme de « Heuch » sans retenue aucune.
    • la force de projection de la dame est donc proportionnelle à l’épaisseur de terre à damer.

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Le damage de 20 cm de terre préalablement compressée au pied révèle une bonne qualité de tenue, et c’est bien plus rapide. Nous avons eu la chance d’obtenir l’aide du plombier (qui nous avait aidé à monter la banche plus tôt dans la semaine) Majid Abdel-Malick, qui à l’habitude de construire des murs en pisé en plus de son métier officiel. Il nous a beaucoup aidé et a amené un autre rythme à l’atelier pisé. Baba (illustre et joyeux notable du village) est aussi venu prêter main forte tout en nous invitant pour une dégustation de dattes « maison » et de « Leben » (lait fermenté au goût de yaourt liquide acidulé) (11h20 : déjà le troisième repas de la journée...).
A l’heure du repas (14h30), tous les murs pisés sont finis, et tout le Terre-paille pour le toit est prêt à être mis en œuvre.

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A 16h à notre retour, c’est la tempête de sable. Mais notre équipe sur-motivée s’adpte aux éléments, poursuivant ses tâches, et avalant son sable en silence.
Les chevrons du toit sont posés et le canisse déroulé puis calé (Terre et pierre). C’est l’heure de poser la couche de Terre-paille, technique surprenante pour nos camarades marocains (technique récente de construction naturelle et encore peu répandue). Encore un tas de Terre à déplacer ! Thomas et Rémy s’y collent pendant que le reste de l’équipe arrime le toit (vents forts réguliers dans la région).
Un canisse est déroulé par dessus le Terre-paille, supporté par des chevrons dans le sens de la longueur, pour protéger du rayonnement solaire direct, et d’éventuelle dégradations dues à la météo.

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Pendant ce temps là, au Riad, Michèle qui a pu réunir les représentantes de l’association des Femmes échange avec elles sur leur envies éventuelles et idées pour la rénovation du Ksar de Malal. Dès la fin nous prenons un thé accompagné de crêpes (accompagnées d’huile ou de confitures) offert par nos amis du Riad Ksar Malal. 1h30 plus tard c’est déjà l’heure de dîner (6 ème repas de la journée...mais seulement 6/10 sur l’échelle de Paulette experte dégustation thé et pizzas marocaines chez les habitants de Malal). Nous profitons d’un peu de temps avant le repas pour préparer la retransmission ainsi que la journée de demain. Ce sera déjà pour nous la dernière sur Malal...

 Mercredi 19 mars

En ce dernier matin à Malal, nous avons réalisé les finitions du projet de composteur :
- Installation des canisses sur les côtés et la face avant qui forment une double peau pour compléter l’isolation thermique via une protection de type écran solaire (fibres + enduit Terre) et une circulation d’air entre le mur et le canisse.
- Application d’une couche de gobetis, couche d’accroche assez liquide composée de Terre (2/3), de sable (1/3), et de paille hachée préparée par Bertrand (cf photo). Le rôle de cette couche est de préparer un support permettant le maintien de la couche d’enduit.

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- Application de la couche d’enduit composée dans les mêmes proportions que la couche précédente mais moins liquide d’une épaisseur de 1.5 à 2 cm). Cela nous a permis d’un côté de poser une mosaïque (réalisée par Michèle), et de l’autre d’apposer une signature.

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Comme souvent dans un chantier (de ce type en particulier), tout fut fini au dernier moment, en respectant le temps que nous nous étions impartis.

Pour le repas de ce midi nous avons été invité sur l’autre rive du oued Drâa, chez Majid, le plombier piseur de Terre. Il habite au cœur de la palmeraie, dans un lieu mêlant végétation luxuriante et belles réalisations de Terre entretenues. Ses aïeux sont enterrés dans une cour proche de la maison de sa famille. Nous avons mangé un excellent tajine, plus un couscous lui aussi très bon. Après cela il fut difficile de repartir pour la retransmission prévue l’après midi.

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De retour à Malal, nous avions donné rendez-vous aux femmes à 15h pour la première partie de l’inauguration du composteur en Terre que nous avons réalisé. En effet les femmes et les hommes ne se mélangent pas, et rien que le fait d’évoquer cette idée crée un malaise. Nous avons donc organisé deux cérémonies différentes. Après un premier temps d’organisation, Fatima a fait le tour du village pour réunir toutes les femmes qui sont alors arrivées pour la cérémonie de retransmission. Résultat, plus de trente représentantes de tous âges sont venus assister joyeusement au versement symbolique du premier seau de fumier. Les hommes étaient une quinzaine. Nous avons ensuite partagé un thé avec ces derniers. Ce fut l’occasion pour nous de rencontrer l’un des Hadj du village (autorité locale de type « sage ») avec qui nous avons pu échanger sur les projets en cours et à venir. Il a semblé parfaitement comprendre, et adhérer à notre état d’esprit et aux valeurs que nous portons. Il a de plus été très intéressé par les expérimentations et les projets de recherches mis en place par Objectif Sciences International.

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Ça y est c’est pour nous le dernier soir à Malal, demain matin c’est le départ et le retour vers Marrakech, 7h de route sinueuse sans compter les pauses...

 Jeudi 20 mars

Le projet s’étant achevé la veille, nous profitons enfin d’un levé plus tardif.
S’en suit le rangement des affaires, et la remise du cadeau de mariage à Hamid, avant de dire au revoir à nos plus proches camarades venus nous saluer (Baba, Ahmed, Samir, Mustapha, Brahim, Hamid...).

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C’est parti pour 350km sinueux et montagneux en taxi mercedes avec chauffeur. Un coffre généreux grâce aux tendeurs accepte l’ensemble de nos bagages.
Nous repassons par Ouarzazate et le col de Tichka, puis LE FAIT marquant de la journée se produit : la pause pour le repas de midi.
Le chauffeur nous recommande un arrêt que nous connaissions en argumentant que c’est propre et que la nourriture est de bonne qualité. Nous nous laissons tenter par le repas et entrons afin de faire une nouvelle expérience. La salle est remplie d’occidentaux, cela fait bizarre, et ça ne sent pas très bon. La cuisine est annoncée faite à l’huile d’argan, nous serions curieux de vérifier...
La consultation de la carte nous fait bondir, et nous décidons de quitter les lieux sur le champ. Le serveur nous rattrape et nous propose un repas complet à moitié prix...Bonne nouvelle, même dans un restaurant aux prix affichés sur une carte, les prix sont négociables. Mais nous partons quand même.

Deuxième arrêt quelques kilomètres plus loin (village de Tadarte 2), où (encore une fois) sur les conseils du chauffeur nous entrons dans le restaurant mitoyen à celui dans lequel nous avions mangé à l’aller ; nouvelle surprise, après avoir traversé une salle occupée par les habitants du cru, puis une passerelle sur l’oued, nous arrivons sur une terrasse ensoleillée rejoints bientôt par d’autres français. Ce n’est pas notre habitude... Le serveur nous annonce les prix et nous sommes étonnés et précisons que c’est un prix touriste et que nous le savons bien. Après un court échange, le tarif baisse de 25 %...Dur retour à la réalité touristique...
Ce fut malgré tout un excellent repas dans un cadre agréable. Notre appareil photo n’a pas pu immortaliser la grimace de Rémy à l’instant où il a goûté le magnifique piment vert du tajine, mais cet instant restera à jamais gravé dans nos mémoires et dans ses papilles !
En prenant la route, nous retrouvons des paysages de plus en plus verts, des terrasses cultivées avec beaucoup de paysans dans les champs, de l’eau vive et des maisons en pierre certainement peu confortables en hiver.

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L’équipe encadrante exténuée par des participants turbulents (jamais piqués par une mouche tsé-tsé) en profitent pour enfin se reposer un peu.
L’arrivée sur Marrakech passe par la longue traversée d’une banlieue bétonnée. Les bidonvilles côtoient les grandes maisons protégées par de hauts murs ; un point commun, les antennes paraboliques.
Nous arrivons après une courte marche au riad Hamane, toujours aussi beau et agréable à l’accueil comme dans ses fauteuils et terrasse. Une belle soirée dans Marrakech s’en est suivie, avec petit restaurant de quartier, thé épicé et gâteau sur la place Jemâa el Fna, ainsi que petit avant goût du souk. Demain c’est le grand plongeon dans ses entrailles...

 Vendredi 21 mars

Malgré l’arrivée à Marrakech, les bonnes habitudes prises au chantier ne se perdent pas. Débout et petit déjeuner tôt pour découvrir Marrakech. Notre journée se partage entre le Souk (herboriste, menuisier, forgerons, épiciers, tanneurs...), la mosquée de la Koutoubia, le jardin Majorel, la place Jemâa El Fna (de jour et de nuit) et quelques belles découvertes.
Quelques images...

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 Samedi 22 mars

C’est déjà le dernier jour de ce beau congé solidaire ; Dernier jour réservé aux derniers souvenirs, et au bilan des 14 derniers jours passés.
L’ensemble des objectifs fixés au préalable du séjour a été atteint. De grands pas ont été accomplis dans notre interaction avec les habitants de Malal, le composteur expérimental a été réalisé selon les prévisions, et le groupe formé par les participants a été impliqué et efficient tout au long des activités.
Tout le monde repart enrichit d’une belle expérience et enchanté de cette première expédition. L’équipe d’Objectif Sciences International attend avec impatience la prochaine session du programme inTERRAction (8 au 22 novembre 2014), afin d’observer les résultats des premières expériences menées, et de pourvoir poursuivre les expérimentations scientifiques entamées.
Nous partagerons alors avec une nouvelle équipe cette sensation si agréable de se sentir utile et de vivre un petit peu à Malal...

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Prochainement disponible en téléchargement gratuit pour le composteur en Terre Crue zone arides mis au point par OSI inTERRAction :
- Plans,
- Conditions à satisfaire,
- Fonctions à réaliser,
- Réflexions sur le fonctionnement et l’utilisation au quotidien.

En attendant, voici quelques documents de travail du programme :

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